Ethique & Entreprise


DANS LE MONDE POLICÉ ET CONFORMISTE DE LA HAUTE FINANCE, LA BARONNE ARIANE DE ROTHSCHILD DÉCOIFFE
décembre 8, 2010, 12:59
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On n’imagine pas les dommages collatéraux des conflits sociaux. Le jour de ma rencontre avec la baronne Ariane de Rothschild, la puissante vice-présidente de la holding Edmond de Rothschild, je traverse Paris à pied – faute de moyens de transport-, sous les cris des manifestants en colère :

 

«Y’en a ASSEZ! ASSEZ! ASSEZ d’cette société

qui engraisse les actionnaires et vire les salariés !

Y’EN A ASSEZ!»

 

C’est donc endoctrinée, des slogans pleins la tête, que j’arrive dans les luxueux locaux de l’une des principales banques privées indépendantes d’Europe où officie désormais l’épouse de Benjamin de Rothschild, 12e fortune deFrance, Dans l’ascenseur, je me sens prête à faire sauter la banque. . .

 

«PARTAGE DES RICHESSES ! Egalité sociale ! Où alors, ça va péter ! ÇA VA PÉTER I»

 

Mais voilà, comme Woody Allen, je suis bien marxiste, oui, mais tendance Groucho, et quand je me retrouve devant Ariane de Rothschild, héroïne hitchcockienne aux manières décontractées, toutes mes inclinations révolutionnaires tombent. J’entre avec une kalachnikov, je repars une rose à la main. Sur les murs de son bureau feutré, une photographie d’Isabel Muftoz représentant un mara de Salvador, un chef de gang tatoué qu’on n’aimerait pas croiser dans une ruelle après 23 heures. Goût pour la provocation ? Dans le monde policé de la haute finance, Ariane de Rothschild décoiffe, il y a chez cette femme blonde et plantureuse une audace transgressive, un naturel sauvage, une absence de contrôle que cristallise une spontanéité langagière dont on peine à croire qu’elle soit fabriquée puisqu’elle l’expose à la méfiance, aux railleries même, à ce qu’elle qualifie en riant de «mépris poli». «Ariane est cash », dit d’elle un collaborateur. Trop, persiflent ceux qui ont accueilli avec hostilité l’arrivée de cette femme propulsée, aux côtés de son mari -le plus riche des Rothschild -, à la tête d’un groupe qui gère près de 100 milliards d’euros d’actifs et, depuis Paris, Genève et Luxembourg, se déploie en Europe, en Asie et dans le reste du monde n faut dire que la formidable ascension de cette quadragénaire, née au Salvador sous le nom de Langner, d’un père allemand qui travaillait pour une multinationale et d’une mère française qui élevait des cochons en Colombie, a de quoi surprendre. De son enfance au Bangladesh, en Colombie, au Congo, elle a gardé le goût du voyage et une ouverture d’esprit qui tranche avec le conformisme ambiant. Après avoir effectué son parcours scolaire en Afrique et obtenu un bac D, elle arrive à Paris pour y faire une prépa HEC. Le choc culturel est immense : « En Afrique, il y avait une chaleur humaine que je n’ai pas retrouvée. » Elle bifurque vers Sciences Po : « Ce n’était pas ma façon de penser.» Alors elle fuit Paris, s’installe à New-York où elle obtient un MBA et travaille comme cambiste auprès de la Société générale, avant de rejoindre le groupe d’assurance américain AIG qui la renvoie… en France. Elle a 28 ans et travaille douze heures par jour. « J’étais très sage, très pro », dit-elle. Pas le genre à s’identifier à Marilyn Monroe dans Comment épouser un milliardaire. La suite ressemble à un roman à l’eau de rose qu’aurait pu signer Barbara Cartland, même si l’on devine que cette image l’agace, tant Ariane de Rothschild semble attachée à sa liberté et à son indépendance.

 

Première rencontre ratée avec Benjamin de Rothschild

En 1993, à Paris, elle travaille avec l’une des sociétés deBenjamin de Rothschild, fils unique du baron Edmond et de son épouse, l’actrice Nadine Tallier. Son interlocuteur organise une rencontre. . . ratée. Ce jour-là, « Benjamin est arrivé avec son jean crotté». Quant à elle, chaperonnée par sa mère qui arrivait de Rome, elle ne garde de cette première entrevue que l’image d’un homme « bourru ». Mais Benjamin de Rothschild la rappelle et lui donne rendez-vous chez lui cette fois, dans le somptueux hôtel particulier de la famille, situé rue de l’Elysée. Elle vous raconte cet épisode en imitant son mari, prenant tout à coup une voix grave – moqueuse, attachante. Ce soir-là, il la reçoit… dans sa salle de bains et l’emmène dîner sur une péniche. « Nous sommes restés scotchés », avoue-t-elle. Mais le milliardaire nelui passe pas pour autant la bague au doigt… Lorsqu’elle annonce la nouvelle de son idylle à ses parents, ils s’écrient : « Oh ! ma pauvre! » Finalement, elle deviendra officiellement baronne alors qu’elle est enceinte de sa seconde fille. Deux autres filles naîtront… « Un Rothschild qui n’est pas riche, pas juif, pas philanthrope, pas banquier, pas travailleur et qui ne mène pas un certain train de vie, n’est pas un véritable Rothschild », disait le baron Edmond. Ariane ne se convertira pourtant pas au judaïsme. Ses filles, elle les laisse libres de choisir… quoique… comme le lui a dit un jour sa fille aînée: « Quand on s’appelle Rothschild, on ne peut être que juif. » Elle se souvient avec émotion de son beau-père, décédé en 1997, avec lequel elle dînait en tête-à-tête. « Il disait : « On est ce que l’on fait. » Il m’impressionnait beaucoup. Il n’avait aucun a priori de classe sociale. C’était un vrai esthète. » On sent poindre chez elle une certaine fierté, dénuée d’arrogance, à l’idée de faire partie de cette lignée internationalement connue, dont le nom évoque puissance et richesse : « C’est fascinant, il y a le poids du passé. Il faut être à la hauteur de ceux qui vous ont précédé. » C’est elle, sans doute, qui évoque le mieux les valeurs familiales – Unité, Intégrité, Activité – qui ont forgé la dynastie depuis sept générations et répète les mots qui rassurent : « respect », « morale », « pérennité ». A-t-elle appliqué les conseils de sa belle-mère, la baronne Nadine

de Rothschild, auteur de best-sellers aussi inoubliables que Femme un jour femme toujours ou encore Bonnes manières, pour persuader son fils de lui transmettre les rênes de la compagnie ? « Ma belle-mère a réagi moyennement », lâche-t-elle. Et elle n’est pas la seule. L’autre branche parisienne des Rothschild, dirigée par David, aurait accueilli avec une certaine réserve cette « pièce rapportée ». « Les Rothschild sont très conservateurs; confie un proche. Pour certains membres de la famille, les femmes doivent rester à la maison et s’occuper des enfants. » Mais si Ariane aime passer tout son temps libre avec ses quatre filles, elle n’ est pas femme à s’effacer derrière un homme. « Je voulais travailler ! » et elle le fait rapidement comprendre à son mari enposant cet ultimatum : « Ou dans tes banques ou dans une autre. »

 

Une fonceuse qui avance vite et casse un peu de porcelaine

Longtemps chargée des activités non financières du groupe, elle est, depuis 2009,vice-présidente de la holding familiale. Alors, intrigante ou femme moderne? Elle l’avoue avec une pointe d’amertume : «Ma démarche a été mal comprise. Les réactions ont été excessivement misogynes. Les gens essayent de trouver des motivations malsaines.» Il y a ceux qui la soupçonnent de vouloir prendre le contrôle du groupe et les autres qui raillent son statut de « femme de », évoquant son manque d’expérience. «Je ne veux pas prendre la place de Benjamin. Ils ne comprennent pas la confiance et la liberté qu’il m’accorde. Nous sommes un couple atypique. » Là réside le secret de leur réussite: lui, l’héritier hyperdoué selon ses collaborateurs, le financier brillant mais incontrôlable, passionné de voile et de voitures de course, elle, l’épouse plus structurée, plus fiable, « la bonne élève fantaisiste » comme elle se définit elle-même. « Si elle était incompétente, je ne l’aurais pas mise là», argue son mari. Façon de préparer la succession féminine ? « Benjamin me répétait : « Tu ne te rends pas compte du poids que c’est, il y a des jours où c’est horrible ». » Quelques années plus tard, elle confirme : «Vous avez une liberté relative, on est responsable de 3 000 personnes. » Mais d’autres capitaines mènent aussi la barque : « Le bureau de Michel Cicurel – le sémillant président du directoire du groupe – est à huit mètres du sien », précise un proche. « Entrer dans une salle de conseil et se retrouver la seule femme est impressionnant, confie-t-elle, mais j’aime les affaires. » Son rôle? « Travailler à créer de vraies synergies entre les entités du groupe », même si elle reconnaît qu’elle fait face à des réticences. « Ils se sentent menacés », regrette-t-elle. « Elle les perturbe, confirme un collaborateur. Ariane est une fonceuse, elle avance vite et fort; parfois, elle casse un peu de porcelaine. »

Obstinée, énergique, elle est aujourd’hui également présidente du conseil de surveillance de Be Citizen, un cabinet de conseil stratégique et financier en environnement, et se consacre aux fondations familiales liées à l’art, la santé et la recherche, au dialogue interculturel (entre juifs et musulmans) et à l’entrepreneuriat social, sans oublier le management des propriétés viticoles du groupe. Toujours entre deux avions, souvent en Israël où elle soutient des projets de recherches universitaires, Ariane de Rothschild semble infatigable. « Je suis une hyperactive hystérique ! » lance-telle de manière si abrupte qu’on la dirait soudain montée sur ressort. Cette spontanéité, elle en fait désormais sa marque de fabrique, en donnant l’image d’une femme à contre-courant qui porte du cuir et écoute du rap. Mais n’en fait-elle pas trop quand elle raconte que son plus grand plaisir est de marcher pieds nus dans la brousse, elle qui a élu domicile dans un immense château en Suisse ? «Les gens passent la porte et c’est foutu », admet-elle, avant de préciser que « l’argent déforme les relations. On est obligé de se protéger ».

Sur la crise, on la sent tendue: « On paye la facture des banques qui ont fait n’importe quoi ! Les banques ont peu d’éthique. Les gens sont insatiables ; ils n’ont pas une vision à long terme donc tout explose. On devrait revenir à des profits raisonnables, rechercher un équilibre. Oui, il faudrait aller vers un capitalisme plus responsable. »

Dehors, la colère gronde toujours :

 

C’EST PAS LES SANS-PAPIERS,

C’EST PAS LES IMMIGRÉS,

MAIS C’EST L’CAPITALISME QUI RUINE,

QUI RUINE, QUI RUINE LA SOCIÉTÉ !

 

 

 

KARINE TUIL

 



Pour un service public de l’énergie en Europe
septembre 19, 2010, 7:52
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Aujourd’hui, plus de 50 millions d’Européens n’ont pas accès au confort de base parce qu’ils ne peuvent plus payer leurs factures d’énergie. Cela installe une vraie «fracture énergétique» dans l’Union.

Alors que la création du marché européen était censée avoir comme finalité l’intérêt des consommateurs, ceux-ci sont les grands laissés-pour-compte. Les directives gaz et électricité de 2003 et 2009 comportaient une clause obligatoire de mise en place de tarifs sociaux pour les plus démunis, mais celle-ci n’est respectée à l’heure actuelle que par 10 Etats membres sur 27.

Face à cette situation, on peut, comme les ministres de l’Energie en sont malheureusement convenus le 6 septembre dernier, renvoyer à des actions nationales, chacun luttant à sa manière, chez soi, contre la pauvreté énergétique. C’est pour nous, tant au plan politique que technique, inefficace et injuste, car seule l’action commune et coordonnée peut régler cette question. Si l’Europe, en matière d’énergie, ne marche que sur un pied, celui de la concurrence, elle reniera le volet solidaire qui fait son fondement et sa raison d’être au regard de tous les citoyens européens.

A quoi sert d’avoir organisé, depuis vingt ans, un marché intérieur de l’électricité si l’Europe est aujourd’hui incapable de définir de manière commune la quantité minimale d’énergie physique nécessaire pour couvrir les besoins de base comme la cuisson, l’éclairage, le chauffage et le transport, ou le pourcentage des revenus (10% par exemple) au-delà duquel les coûts fiés à la consommation d’énergie sont, pour les ménages européens, exorbitants et intolérables?

L’Europe doit aussi améliorer l’information sur les nouveaux droits des consommateurs. Il faut enfin, au niveau européen, encourager les innovations technologiques permettant d’optimiser l’utilisation de l’énergie des consommateurs les plus vulnérables.

Au-delà de ces chantiers épars, il existe un espace pour un engagement fort, un pacte de sécurité et de solidarité énergétique, qui consacrerait aux yeux

de tous la dimension stratégique et vitale de l’énergie.

Deux modèles s’esquissent à l’horizon, qui méritent un grand échange public en Europe : le service universel de 2003 et l’aide aux « vulnérables ». Ils correspondent à deux visions, la vision française de service public (des prix égaux, péréqués pour tous, sur un même territoire), et l’anglaise d’aide aux pauvres (« powerpoverty ») où les collectivités locales et territoriales ont des objectifs de réduction de la pauvreté à atteindre en faisant passer la part de l’énergie en dessous de 10% du budget des ménages.

 

Quelles que soient les modalités retenues, un Pacte fixant des objectifs nationaux de recul de la pauvreté énergétique s’impose, comme il y a aujourd’hui, dans le pacte de stabilité et de croissance, des objectifs de réduction des déficits publics. Il y a urgence à le faire car la lutte contre le réchauffement climatique et le renchérissement de l’énergie fossile devraient entraîner une augmentation du prix de l’énergie et engendrer, si rien n’est fait, une nouvelle fracture sociale.

En matière d’énergie, l’Europe s’est enfermée jusqu’ici dans une vision théorique et dogmatique de la concurrence, oubliant que la seule légitimité du marché intérieur réside dans l’intérêt des consommateurs. Il faut désormais qu’elle reparte du bon pied et reparle avec le citoyen européen !

 

 

Pervenche Berès préside la commission de l’Emploi et des Affaires sociales du Parlement européen

Michel Derdevet est maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris et directeur de la communication de RTE

 



Ariane de Rothschild :  » Le profit n’est qu’une part du résultat  »
février 15, 2010, 11:56
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Par Erik Orsenna, de l’Académie française.

Avec son époux, le baron Benjamin, Ariane de Rothschild veille à la destinée du groupe Edmond de Rothschild et plus particulièrement à ses activités vinicoles, agricoles, hôtelières. Dans L’art du geste, cette femme de tête rend hommage aux hommes y travaillant… Avec Erik Orsenna, auteur de la préface, elle redéfinit le style Rothschild, faisant rimer valeurs et modernité, de la banque au brie.

Erik Orsenna : Concordia, integritas, industria… la devise familiale pose un trépied de valeurs. Le style Rothschild, que l’on ne peut réduire à l’art de vivre, semble y puiser sa modernité…

Ariane de Rothschild : Cette devise est moderne car elle n’est à aucun moment statique et ouvre une pluralité de sens. La concordia exprime ainsi l’unité mais dans la différence ; l’integritas ne saurait se réduire à une éthique quasi abstraite et extrémiste ; pas plus que l’industria n’est synonyme de simple production, mais rime tout autant avec créativité et innovation.

Et ces valeurs n’ont de sens que dans leur articulation. À l’heure où dans la banque et ailleurs, on s’interroge sur la nature des profits, sur la notion de finance et de développement durable, le défi est d’avancer en créant un équilibre entre ces impératifs. Tout en insufflant cette dynamique au quotidien, dans toutes les activités d’une famille et d’un groupe comme le nôtre qui s’étendent de la banque à la production… de brie.

E.O. : On pourrait dresser ici un parallèle avec les matières premières. Certains pays se contentent de la rente qu’elles procurent ; d’autres, tout en en étant dotés, inventent sans arrêt. Vous n’êtes pas des rentiers. L’expression « riche comme Rothschild » ne révèle d’ailleurs pas d’animosité…

A.d.R. : On est ce que l’on fait. Être Rothschild, c’est savoir que rien n’est acquis et que tout est à entreprendre… Avec passion. J’aime lancer et gérer des projets. Et je suis d’une exigence à la hauteur de la pression du passé – la barre est très haute dans la famille – et de l’avenir. Quel que soit le domaine. La banque, le mécénat, les activités philanthropiques, sont un tout. Et cette famille a toujours beaucoup donné… Dès le XIXe siècle en se penchant sur le logement social ou l’accès aux soins, en créant la fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild. La culture de la famille réside dans ce sens des responsabilités et dans une volonté, entrepreuneriale, de responsabiliser ses membres. C’est ce qui donne un sens à ce que nous voulons transmettre.

E.O. : Quand Henri IV construisit la galerie du bord de l’eau au Louvre, il y installa artistes et artisans : ils y travaillaient, s’y formaient. Il me semble que vous êtes, toutes proportions gardées, dans la même dynamique.L’art du geste, qui rend compte de votre engagement dans les métiers d’art, en témoigne. En esthétique, comme dans le réel, vous faites vôtre lemoto du Guépard :  » Il faut que tout change pour que rien ne change « .

A.d.R. : Sans doute ce que l’on appelle le style Rothschild ne peut se limiter à la préservation d’un décor. Il y a du sens dans la recherche du beau absolu, des jardins des vignobles aux bureaux de nos collaborateurs. Cette exigence ne s’exprime pas que dans des activités de mécénat. Nous n’aimons guère voir les choses mourir… Y compris des savoir-faire. Quand nous rachetons, par exemple, une pépinière lyonnaise en difficulté, le but n’est pas de gagner de l’argent. Mais de permettre à cette activité de vivre et à l’extraordinaire talent de tailleur de pins qui y existe de continuer à s’exprimer.

E.O. : Alors que la bulle financière a été une hypertrophie du virtuel, ce que vous entreprenez est un concentré de réel…

A.d.R. : Travailler avec des artisans, des fermiers, des vignerons rend humble. Leur passion, leur sens des responsabilités, leur travail permettent de garder les pieds sur terre. Ce n’est pas inutile dans le monde contemporain. Songez qu’avant la crise, l’unité de compte dans les discussions de la bulle financière, est passée soudain du million au milliard… Sans que quiconque semble se préoccuper de ce que représentait réellement 1 million d’euros… par exemple pour une entreprise de production de brie !

E.O. : Quand on ne parle qu’emploi, vous répondez métiers. Et comme le métier à tisser, vous tissez du lien… Sans établir de hiérarchie entre les métiers ou les êtres. Sansa priori. Cela pourrait devenir un théorème : « Une famille compassée ne fait pas de brie  » !

A.d.R. : Je retiens ce théorème d’Orsenna ! Et il est vrai que nous voulons favoriser des synergies. Par exemple, quand nous aidons des micro-entreprises de développement durable, pourquoi leur expertise ne pourrait-elle pas être transmise ailleurs dans le groupe ? Ainsi, la notion d’entrepreunariat social est en pendant direct avec la banque. Le monde entre dans une phase de changements structurels et non pas simplement conjoncturels : le profit n’est qu’une part du résultat. –

A lire : L’art du geste, engagement et passion de Benjamin et Ariane de Rothschild, Camille Meyer-Léotard, Textuel.



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février 15, 2010, 10:51
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mai 7, 2009, 2:08
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L’interview de Joe Saddi à Davos : vers des codes de bonne conduite ?
février 25, 2009, 12:41
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